mathilde annie bouton a 

jl1 

...Aux premiers moments de la création, il y a un désir de couleurs fortement affirmé et une esquisse de forme, si vague et si peu construite, que le syndrome de la «page blanche» m'offre son angoissante compagnie.

Vient ensuite le combat des matières, ouvert sans limites, au point que la dominante tissu n'est plus que le prétexte à un recyclage généralisé d'objets les plus hétéroclites.

Le format s'impose enfin, fixant comme à regret la limite d'un voyage qui ne fait que commencer.

Tâtonnements, impasses et désarroi, avancées chaotiques, et l'improbable finit par s'imposer : un équilibre global, qu'aucun détail ne présuppose ; des espaces élémentaires singuliers qui vivent leur vie, sans rien devoir à l'ensemble.

Quant à la «chose» achevée, souvent, elle me laisse dans la perplexité : sensation de surprise d'abord, puis de dépossession qui ira en  s'accentuant, parfois  jusqu'au détachement...